
Mis à jour le 9 septembre 2026
Économie-Gestion met à votre disposition plus de 10 exercices corrigés en provisions pour dépréciation des éléments du patrimoine, avec correction détaillée en PDF. Ces exercices traitent les dépréciations des types de stocks, des créances et des TVP, ainsi que l'enregistrement comptable des opérations de régularisation en provisions — un support également utile pour les étudiants préparant les examens OFPPT.
Ces exercices corrigés en provisions permettent de bien assimiler le cours de comptabilité générale.
La provision est une constatation comptable d'une diminution probable, mais non définitive, de la valeur du patrimoine de l'entreprise. Autrement dit, elle est un élément figurant au bilan d'une entreprise. Elle représente une charge enregistrée sur l'exercice en cours, mais dont l'échéance et/ou le montant ne sont pas encore connus avec certitude.
Précision terminologique : dans l'usage pédagogique courant, on parle de « provision pour dépréciation » d'un actif (stocks, créances, titres) et de « provision pour risques et charges » au passif. Techniquement, la dépréciation réduit la valeur d'un actif tandis que la provision pour risques et charges constitue une dette probable — mais les deux mécanismes relèvent de la même logique de prudence comptable.
Quel que soit le type de provision, son traitement comptable suit toujours la même logique en trois temps :
| Étape | Opération | Écriture |
|---|---|---|
| 1. Constatation | Constitution de la provision en fin d'exercice | Débit compte de dotations (68) / Crédit compte de provisions |
| 2. Ajustement | Augmentation ou diminution selon l'évolution du risque | Dotation complémentaire ou reprise partielle |
| 3. Reprise | Annulation lorsque le risque disparaît ou se réalise | Débit compte de provisions / Crédit compte de reprises (78) |
Elles concernent en général des immobilisations non amortissables (incorporelles, corporelles et financières).
La provision pour dépréciation des stocks a pour but de ramener la valeur du stock à sa valeur réelle. La dépréciation constatée par le biais de la provision est donc égale à la différence entre le prix de revient et sa valeur à la date de l'inventaire.
Au moment de l'inventaire, l'entreprise doit distinguer entre les clients ordinaires (jugés sans problèmes), ceux qui présentent des difficultés de paiement (à reclasser parmi les clients douteux ou litigieux) et ceux qui sont définitivement insolvables (à solder).
À la clôture de l'exercice, on compare la valeur d'entrée des titres (prix d'achat, valeur d'origine) avec leur valeur d'inventaire (cours boursier, valeur probable de négociation).
Lorsqu'une immobilisation provisionnée est cédée, l'opération génère un produit de cession des immobilisations ainsi qu'une VNA des immobilisations cédées (valeur nette d'amortissement, constatée en charge non courante). Il faut également solder les comptes de provisions et de reprises sur provisions relatifs à l'immobilisation cédée, afin de neutraliser leur effet sur les exercices suivants.
Un client doit 10 000 DH à l'entreprise. Il rencontre des difficultés financières et l'entreprise estime que seulement 60 % de cette créance sera recouvrée.
Correction : la perte probable est de 10 000 × 40 % = 4 000 DH. L'entreprise reclasse la créance en « client douteux » et constate une provision de 4 000 DH par le débit du compte de dotations aux provisions pour dépréciation et le crédit du compte de provisions pour dépréciation des créances. Si, l'année suivante, le client règle finalement l'intégralité de sa dette, la provision devenue sans objet est reprise en totalité (débit provisions / crédit reprises sur provisions).
Les provisions pour risques et charges sont destinées à couvrir des risques et des charges que des événements survenus ou en cours rendent probables.
| Délai de réalisation estimé | Catégorie |
|---|---|
| Supérieur à un an | Provision durable pour risques et charges |
| Inférieur ou égal à un an | Autre provision pour risques et charges |
Autres exercices en provisions corrigés :
Dans l'usage courant, les deux termes sont proches : la dépréciation réduit la valeur comptable d'un actif (stock, créance, titre), tandis que la provision pour risques et charges constitue une dette probable au passif. Les deux traduisent le même principe de prudence comptable.
La reprise s'enregistre en débitant le compte de provisions concerné et en créditant le compte de reprises sur provisions (compte 78), lorsque le risque a disparu ou que la dépréciation n'est plus justifiée.
Un client douteux ou litigieux est un client dont le recouvrement de la créance est incertain en raison de difficultés de paiement, ce qui justifie la constitution d'une provision pour dépréciation de créances.
Une provision est qualifiée de « durable » lorsque le délai de réalisation du risque ou de la charge est estimé supérieur à un an. En deçà de ce délai, on parle d'« autre provision pour risques et charges ».
Oui, les principes de constitution et de comptabilisation des provisions présentés ici sont communs aux programmes de comptabilité générale enseignés en licence économie-gestion et dans les filières de formation professionnelle telles que l'OFPPT.